Fin de vie : un choix de société qui engage notre responsabilité

Contre la loi fin de vie et l'euthanasie

À la veille du vote sur la proposition de loi « fin de vie », 42 députés issus de sensibilités politiques différentes ont signé une tribune appelant à ne pas franchir « à la légère des seuils irréversibles ».

J’ai cosigné cet appel transpartisan, convaincue que ce texte engage bien davantage qu’un ajustement législatif : il touche au cœur de notre conception du soin, de la protection des plus fragiles et de la dignité humaine.

Ce vote est un choix de conscience. Il ne nie ni la souffrance, ni les situations humaines tragiques que certains de nos concitoyens traversent. Mais je considère que franchir le seuil de l’assistance au suicide ou de l’euthanasie constitue une rupture éthique majeure pour notre société.

En revanche, j’ai voté pour le renforcement des soins palliatifs. C’est une avancée essentielle. Donnons-lui le temps d’être pleinement mise en œuvre, sur tout le territoire, afin que les Français n’aient pas à choisir entre souffrir ou mourir.

La priorité doit être claire : garantir à chacun un accès réel aux soins, un accompagnement médical et humain de qualité, et le respect de sa dignité jusqu’au dernier moment.

Avant d’ouvrir un nouveau droit à donner la mort, assurons-nous d’avoir pleinement déployé le droit à être soigné, soulagé et entouré.

Lien vers la Tribune Publiée sur le Figaro

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