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Actualisation de la loi de programmation militaire : renforcer les moyens de nos armées

Actualité publiée le 20/05/2026 à 13:13

Élisabeth de Maistre soutient l’actualisation de la loi de programmation militaire, qui prévoit un effort financier supplémentaire pour renforcer les capacités de défense françaises face à la dégradation du contexte stratégique international.

Présenté le 8 avril 2026 à l'Assemblée nationale en procédure accélérée par Catherine Vautrin, ce projet de loi actualise la loi de programmation militaire 2024-2030, qui fixe les grandes orientations de la défense française et planifie les moyens financiers, humains et capacitaires alloués aux armées. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de réarmement des États européens, il prévoit un crédit supplémentaire de 36 milliards d'euros sur 2026-2030, portant l'effort financier total à 436 milliards d'euros, avec pour objectif d'atteindre 2,5 % du PIB en 2030 et 3,5 % en 2035. Après une première lecture à l'Assemblée nationale en avril, le Sénat a adopté le texte amendé le 9 juin 2026, à la majorité (297 suffrages). Le Parlement a validé les conclusions de la commission mixte paritaire.

# Un effort budgétaire jugé insuffisant par les sénateurs Les Républicains

Adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 19 mai 2026 par 440 voix contre 122, le texte a été profondément remanié par le Sénat, dont la majorité de droite a jugé insuffisante l'enveloppe supplémentaire de 36 milliards d'euros. Les sénateurs ont rejeté l'article central portant cette hausse budgétaire, lui substituant un objectif de dépenses de défense porté à 2,7 % du PIB en 2030, tout en enrichissant le texte sur plusieurs segments capacitaires — lancement d'études pour un successeur au char Leclerc, affectation de 30 Rafale supplémentaires à l'Armée de l'air et à la Marine nationale, création d'un catalogue national des drones et des dispositifs anti-drones de confiance.

Une commission mixte paritaire, réunie le 23 juin 2026, est parvenue à un accord de compromis : l'enveloppe de 436 milliards d'euros a été maintenue, au prix d'une accélération de la montée en puissance budgétaire, une partie des dépenses initialement prévues pour 2029 et 2030 étant avancée à 2028.

# Des crédits qui devront être confirmés chaque année dans la loi de finances

Sur le plan budgétaire, le texte porte l'enveloppe totale à 436 milliards d'euros courants sur la période 2024-2030, avec pour objectif de porter l'effort de défense national à 2,5 % du PIB en 2030, puis 3,5 % à l'horizon 2035 — une trajectoire qui devra néanmoins être confirmée chaque année par le vote de la loi de finances, et qui sera nécessairement soumise à l'appréciation du prochain exécutif à compter de 2027. Il confirme la trajectoire des effectifs du ministère des Armées vers 275 000 équivalents temps plein d'ici 2030.

Sur le plan normatif, le texte comporte, outre son volet capacitaire — reconstitution des stocks de munitions, montée en puissance des drones —, plusieurs dispositions de nature législative : la création d'un régime d'état d'alerte de sécurité nationale, l'instauration d'une réserve sanitaire mobilisable en cas de catastrophe ou de menace sanitaire grave, la désignation d'un correspondant défense parmi les conseillers municipaux, ainsi que la création d'un nouveau service national pour les Français volontaires de 18 à 25 ans, avec un objectif de 10 000 appelés en 2030.

Votre députée de Boulogne-Billancourt

Informations

Elisabeth de Maistre

23 Rue Paul Bert
92100 Boulogne-Billancourt